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Dominique Van den Bergh

Dimitri Carez

 

« Fata Morgana »

 

Vernissage vendredi 12 septembre à partir de 18h

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« Silenzio »â€‹

 

Qu’il s’agisse de jardins, de fontaines bords de mer, de scènes de basse-cours ou encore d’improbable déménagement. Rien dans le travail de Dominique Van den Bergh ou celui de Dimitri Carez ne laisse indifférent. À première vue, on s’attend à voir dans le travail de Dimitri des personnages évoluer en symbiose dans le temps et le contexte qui les entoure. Et c’est finalement tout autre chose qui s’opère dans des temporalités distinctes. Comme je me plais à le dire, nous sommes à chaque fois dans une sorte de temporalité entre deux mondes. Dans ce qu’elle a peut-être de plus naturel et en pleine opposition avec ce que nous connaissons intrinsèquement du temps. Ce qu’ils nous présentent finalement est une nouvelle approche de la notion de temps. Mais peut-être plus encore. Comme un apprivoisement de l’espace dans tout ce qui devient et s’écoule. Comme un temps érodé et voué à l’éternité. Pouvons-nous dès lors encore croire que nous sommes sur la route du temps ? Et qu’arriverait-il à ceux qui s’en écarteraient ? Et de reprendre ici la pensée de Cioran, je cite : « Pourquoi me chuchoter à l’oreille de tout quitter quand je me suis déjà attaché aux apparences de la nature ». Comme un regard qui ne verrait pas et dans lequel on se verrait. Comme si chacun des instants proposés ici se détachaient du cours du temps pour nous y ramener. De l’isolement à l’élévation, en passant par l’absolu, leur travail chemine en entrainant avec lui une procession d’ombres. Comme une concession faite au temps par l’éternité. Celle-là même qui nous implore et à laquelle peut-être nous ne pouvons échapper. Et voilà donc pourquoi parmi les œuvres de ces deux artistes se dessine une ombre inquiète et plus dense qu’il n’y paraît. Une présence qui se donne et dont le frémissement choisi ou involontaire ne céderait à aucun compromis. Et voilà pourquoi tout apparaît subtilement devant nous comme un secret si terrible et dans lequel on ne peut déterminer avec certitude qui furent réellement ces êtres que nous avons connus. 

 

Jean-Louis Van Durme 2024

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Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles 

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